





Ce cadre d’échanges a réuni une centaine de participants composés des membres de la Délégation Spéciale, des autorités communales, des Conseillers villageois du développement (CVD) ,des leaders d’Organisations de la société civile(OSC),des femmes, et des jeunes de la commune de Poura.
Il a été présidée par Moumouni Sawadogo, Président de la délégation spéciale de Poura. Tout en saluant l’AJEA pour la tenue de cette activité, il a invité l’ensemble des acteurs à «redoubler d’effort pour éradiquer ce phénomène dans la commune de Poura ».
Un phénomène qui justement expose les enfants à de nombreux fléaux sociaux, souligne la responsable du service social communal de Poura, Marina Bouda. «La pauvreté demeure la cause principale de ce fléau. Ce sont environ 1000 à 1500 enfants âgés de sept à seize ans qui travaillent dans les sites miniers de la zone de Poura », révèle-t-elle dans sa communication.
Les parties prenantes à ce dialogue n’ont pas manqué de demander l’accompagnement de l’AJEA notamment dans la sensibilisation des enfants au niveau des sites et également au niveau des écoles. « Il faut que nous travaillions les mentalités à ce que les enfants ne considèrent pas l’orpaillage comme activité principale dans cette zone » ont-ils martelé.
À l’issue du dialogue, le Secrétaire Exécutif de l’AJEA, Siriki Naon a exhorté les participants à être des ambassadeurs dans la lutte contre l’exploitation artisanale des enfants sur les sites aurifères à Poura. Ce dialogue rentre dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet : « Renforcement de la participation des jeunes et des femmes à la gouvernance et au respect des droits humains ». Il est financé par l’Unité d’Action Technique (UAT) de Particip et le projet DHPCS et intervient essentiellement dans la région de la boucle du Mouhoun.